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Thématique : Alcool

Tenir compte des spécificités

Alcool et grossesse

L'importance du zéro alcool est à rappeler systématiquement, sans culpabiliser, pour tout futur père et mère souhaitant procréer, et lors de la phase gestationnelle pour protéger l'enfant à naître.


Les personnes ne pouvant s'y conformer, particulièrement la femme enceinte, doivent bénéficier d'un espace de parole renforcé et non culpabilisant ainsi que d'un accompagnement adapté pour réduire les risques autant que possible, sous peine d'une rupture du lien et de l'accès aux soins.


Source : has-sante.fr

L'alcool consommé par la femme enceinte passe dans le sang du bébé par le placenta. Or, l'alcool est toxique pour le fœtus, il nuit à son développement. Il peut être à l'origine de malformations des organes et entraîner des atteintes du cerveau.


Aujourd'hui, les scientifiques ne savent pas indiquer avec certitude un niveau de consommation d'alcool qui serait sans risque pour le bébé.


C'est pourquoi ils recommandent aux femmes enceintes de ne pas boire du tout d'alcool, tout au long de leur grossesse.


Les « troubles du spectre de l'alcoolisation fœtale » (TSAF)

Les bébés exposés à l'alcool pendant la grossesse ne présentent pas forcément de malformations visibles. En revanche, leur cerveau peut être touché. Cela se manifeste par un retard intellectuel ou par des troubles du comportement. Les difficultés peuvent apparaître au fil de son développement et de ses apprentissages (marche, alimentation, lecture…).


Source : alcool-info-service.fr

Période des 4 semaines après vos dernières règles

Si vous avez bu seulement durant les 4 semaines qui suivent vos dernières règles (on parle de 4 semaines d'aménorrhée), vous pouvez être tout à fait rassurée : ces consommations n'auront pas d'impact sur votre bébé.


À partir de la 5e semaine après vos dernières règles

À partir de la 5e semaine après vos dernières règles (on parle de 5 semaines d'aménorrhée), les conseils vont dépendre de la quantité d'alcool que vous avez bu et de la fréquence de vos consommations.

  1. Vous avez bu une seule fois en quantité importante (plus de 4 verres) ou moins d'un verre par jour ? Pour ces niveaux de consommations ou des consommations moins importantes, les spécialistes sont rassurants si vous arrêtez toute consommation jusqu'à la fin de votre grossesse. Toutefois, un suivi de grossesse attentif vous est recommandé.
  2. Vous avez bu plus d'un verre par jour ou des quantités plus importantes à plusieurs reprises (plus de 4 verres) ? Il est important d'en parler aux soignants qui suivent votre grossesse (gynécologue, sage-femme). Ils pourront vous accompagner au mieux. Vous sentez peut-être que vous êtes en difficulté avec l'alcool et que vous ne parviendrez pas à arrêter de boire. Sachez que la diminution ou l'arrêt de la consommation d'alcool est bénéfique, pour vous et l'enfant à venir, à tout moment de la grossesse. Alors n'attendez pas pour consulter et être aidée.

Source : alcool-info-service.fr

Alcool et maladies chroniques

La prise d'alcool aggrave le risque cardiovasculaire et favorise la survenue des maladies suivantes :


Source : ameli.fr

La consommation d'alcool favorise la survenue d'une :


Source : ameli.fr

L'alcool a une grande toxicité hépatique et favorise certaines maladies du tube digestif :

  • stéatose (accumulation de graisse au niveau du foie), de fibrose ou de cirrhose du foie ;
  • hépatite aiguë alcoolique ;
  • gastrite (inflammation de la paroi intérieure de l'estomac) chronique ;
  • pancréatite.

Source : ameli.fr

En 2015, 28 000 nouveaux cancers seraient attribuables à la consommation d'alcool en France.


L'alcool joue un rôle important notamment dans l'apparition de tumeurs :

On observe une augmentation du risque de cancer dès une consommation moyenne d'un verre d'alcool par jour ; cette augmentation du risque est proportionnelle à la quantité d'alcool consommée. Ainsi, toute consommation régulière d'alcool, même faible, est à risque.


Les effets de l'alcool sont démultipliés quand ils sont associés à ceux du tabac et le risque de cancer des voies aérodigestives supérieures est alors particulièrement augmenté. Les risques de cancers de la bouche sont multipliés par 45 chez les grands consommateurs de tabac et d'alcool.


Source : ameli.fr

Même si être atteint d'un diabète ne contre-indique pas une consommation modérée d'alcool, elle n'est pas sans conséquences sur la santé.


En effet, consommer de l'alcool a un impact direct sur la glycémie. Les boissons alcoolisées très sucrées sont riches en calories, favorisent la prise de poids et donc l'insulinorésistance. Elles provoquent une hyperglycémie rapide. Les alcools secs, quant à eux, sont peu sucrés mais peuvent provoquer une hypoglycémie en perturbant les mécanismes de régulation de la glycémie. A long terme, la consommation chronique et excessive d'alcool favorise et accroît la gravité des complications liées au diabète (neuropathie, hypertension artérielle, rétinopathie, complications au niveau du foie…).


Source : federationdesdiabetiques.org

Les personnes souffrant d'une infection par le VIH sont particulièrement exposées aux risques liés à la consommation excessive d'alcool. A consommation égale, leur alcoolémie est majorée, en particulier en l'absence de traitement de l'infection. De plus, l'existence d'un trouble de l'usage d'alcool (TUAL) réduit la capacité à engager des soins du VIH sur le long terme.


Source : addictaide.fr

Alcool et co-addiction

La polyconsommation (sous la forme d'une consommation régulière d'alcool et de tabac, mais aussi de cannabis dans le cas des adolescents et jeunes adultes) régulière est surtout le fait des jeunes générations, et est associée à des expérimentations plus nombreuses d'autres drogues illicites que le cannabis.


La polyconsommation est plus fréquente parmi les chômeurs, mais pas davantage parmi les étudiants ou scolarisés que les actifs occupés, ce qui suggère une attention particulière portée aux populations socialement fragilisées qui s'exposent davantage à un risque pour leur santé.


Source : sciencedirect.com

Alcool et santé mentale

Une consommation régulière d'alcool entraîne l'apparition d'effets sur le cerveau. En effet, l'alcool active certains circuits de neurones particuliers appelés « circuit de la récompense ». Cela explique les effets de plaisir et d'euphorie, mais entraîne aussi rapidement une envie de consommer à nouveau de l'alcool pour maintenir activé le circuit de la récompense et ses effets agréables. C'est la partie addictive de l'alcool en tant que drogue.


Plus de 50 % des personnes alcoolodépendantes présentent des troubles cognitifs (altération de la mémoire, inadaptation de certains mouvements, etc.)


Par ailleurs, chez ces patients, le risque d'épilepsie augmente.


L'alcool provoque parfois des maladies comme :

  • des atteintes du cerveau dues aux carences en vitamines comme le syndrome de Korsakoff qui se manifeste par des troubles de la mémoire, une perte des repères, une fabulation, des troubles mentaux et du comportement ;
  • une polynévrite (inflammation des nerfs) alcoolique.

Une consommation excessive d'alcool peut entraîner des troubles psychiques : troubles anxieux, dépression...


Par ailleurs les personnes en situation de vulnérabilité peuvent avoir tendance à consommer de l'alcool en excès pour lutter contre leur mal être.


Source : ameli.fr

Alcool chez l’adolescent

Etape 1 : s'occuper de lui maintenant, discuter plus tard

Si votre ado est ivre, avoir une discussion avec lui immédiatement aura peu d'impact. Cela pourrait même avoir l'effet contraire de celui recherché. L'important est d'abord de veiller sur lui :

  • L'alcoolémie est à son maximum une à deux heures après la fin de la consommation. Il est donc possible que son état s'aggrave.
  • Dans les cas extrêmes, l'excès d'alcool peut conduire à un coma éthylique. Les premiers symptômes : respiration irrégulière, difficultés à bouger, transpiration, frissons, peu de réactions… Si votre ado présente ces signes, appelez les secours : les urgences médicales au 15 ou au 112 ou les pompiers au 18.

Etape 2 : Place à la discussion

Votre ado s'est remis de sa soirée. C'est le moment de parler de ce qui s'est passé.

  • Écoutez d'abord ses explications. Que s'est-il passé ? Comment t'es-tu retrouvé dans cet état ? De quoi te souviens-tu ?
  • Informez-le des risques qu'il court à trop boire.
    • Pendant : Les comportements inadaptés liés à l'ivresse, coma éthylique, Être plus vulnérable (agression), accidents de la route, etc.
    • Après : trou noir, gueule de bois.
    • À long terme : risque de dépendance et risque pour le cerveau
  • Fixez ou rappelez les règles. Dites à votre ado ce que vous attendez de lui. Quelles sont les limites à ne pas franchir à l'avenir.
  • Donnez-lui des repères et des conseils pour limiter les risques :
    • Manger avant et pendant la soirée,
    • Alterner boisson alcoolisée et boisson non alcoolisée,
    • Limiter les quantités,
    • Boire lentement.

Si ce n'est pas la première fois

  • Essayez de repérer des signes de mal-être chez votre ado
  • Posez-lui quelques questions et faites-lui part de vos inquiétudes.
  • Si l'échange est difficile ou si la situation ne s'améliore pas, il existe des Consultations Jeunes Consommateurs.

Source : alcool-info-service.fr

Ce n’est pas une question de morale, mais une question de santé. Un cerveau n’arrive à maturité que vers 25 ans. Tant qu’il est en développement, il est très sensible aux effets toxiques de l’alcool. La consommation d’alcool et les ivresses répétées empêchent la formation de nouveaux neurones. Elles aggravent l’anxiété et dégradent la mémoire. En plus, boire de l’alcool trop jeune augmente les risques de devenir dépendant à l’âge adulte.


Quelle attitude avoir avec votre ado ?

Il est probable que votre ado accorde de l’importance à ce que vous dites, même s’il donne souvent l’impression du contraire. Aidez-le à prendre conscience que boire de l’alcool n’est pas à prendre à la légère.

  • Expliquez-lui qu’il vaut mieux éviter l’alcool car son cerveau est encore en train de se développer.
  • Ne lui proposez pas de goûter de l’alcool. Même si certains adultes le font, vous n’êtes pas obligé de suivre leur exemple.
  • Mettez-le en garde contre les effets des premières ivresses.
  • Il vous raconte les "cuites" de ses amis ou d’autres jeunes ? Ne vous montrez pas compréhensif ou amusé.
  • Soyez d’autant plus vigilant quand les occasions de faire la fête se multiplient (fin d’année scolaire, vacances, etc.).

Source : alcool-info-service.fr

Alcool après 65 ans

Avec l'âge, le corps élimine l'alcool plus lentement et ses effets se font ressentir plus longtemps. L'alcool présente donc des risques plus importants chez les séniors.


5 conseils pour limiter les risques après 65 ans

  1. Si vous voulez boire de l'alcool, faites-le durant le repas. Pensez également à vous hydrater régulièrement avec de l'eau.
  2. Limitez le nombre de verres que vous buvez : les effets se font sentir même à partir d'une petite quantité d'alcool.
  3. Si vous prenez des médicaments, renseignez-vous sur leurs interactions avec l'alcool : demandez à votre médecin ou lisez la notice. Dans certains cas, il peut vous être conseillé de ne pas boire du tout. Vos médicaments combinés à l'alcool peuvent aussi faire baisser la vigilance : ne prenez pas le volant.
  4. Prudence si vous êtes resté assis longtemps après avoir bu de l'alcool : levez-vous lentement et marchez avec précaution.
  5. Suivez les recommandations de consommation pour les plus de 65 ans

Source : alcool-info-service.fr

REPÈRES POUR LES 65 ans et + :

Si vous buvez de façon occasionnelle :

  • Limitez-vous à 2 verres maximum par occasion
  • Au total, ne buvez pas plus de 7 verres d'alcool par semaine
  • Conservez au moins 2 jours sans alcool dans la semaine

Si vous buvez tous les jours :

  • L'alcool, c'est maximum 1 verre par jour
  • Essayez chaque semaine d'avoir plusieurs jours sans alcool

Source : pour-les-personnes-agees.gouv.fr