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Thématique : Alimentation

Tenir compte des spécificités

Alimentation et maladies chroniques

De bonnes habitudes alimentaires pour réduire son risque cardiovasculaire


Vous n'avez pas besoin de suivre un régime strict pour réduire vos facteurs de risque cardiovasculaire. Il vous suffit de suivre quelques conseils diététiques de base.


Adoptez autant que possible un régime alimentaire équilibré.


Source : ameli.fr

Des facteurs alimentaires sont également susceptibles d'intervenir dans le développement de certains cancers. D'autres, au contraire, diminuent le risque de cancer. Cependant, le cancer étant une maladie dont les causes sont multiples, aucun aliment ne peut, à lui seul, s'opposer à son développement.


Les facteurs alimentaires augmentant le risque de cancer


Ces facteurs sont bien identifiés ou soupçonnés :

  • l'alcool est la seconde cause de mortalité évitable par cancer après le tabac. L'alcool, en association avec le tabac est très impliqué dans la survenue des cancers des voies aérodigestives supérieures ;
  • la consommation de viandes rouges (bœuf, veau, porc, agneau, chèvre, cheval, sanglier et biche) et de charcuterie est un facteur de risque pour le cancer colorectal et probablement pour le cancer du pancréas ;
  • la consommation de viandes rouges est probablement un facteur de risque pour le cancer du poumon, le cancer de la vessie, le cancer du sein ;
  • la consommation de charcuteries est probablement un facteur de risque pour le cancer de l'estomac ;
  • le sel pris en grande quantité augmente probablement le risque de cancer de l'estomac ;
  • la consommation de compléments alimentaires à base de carotène à forte dose augmente le risque de cancer du poumon, surtout chez les fumeurs ou les personnes exposées à l'amiante ;
  • une consommation importante de produits laitiers augmente probablement le risque de cancer de la prostate.


Les facteurs de protection (nutriments ou aliments reconnus pour diminuer le risque de cancer)


Les facteurs de protection connus sont :


Source : ameli.fr

Aujourd'hui, on ne parle plus de régime pour les personnes diabétiques, mais d'une alimentation équilibrée. Celle-ci fait partie du traitement non médicamenteux du diabète, de même que la pratique d'une activité physique régulière adaptée.


C'est une alimentation :

  • bénéfique pour la santé ; elle est variée, sans aliment interdit. Elle consiste à privilégier les fruits, légumes, féculents, poissons… et à limiter la consommation de produits sucrés, salés et gras ;
  • qui couvre vos besoins, en quantité adaptée à chacun pour apporter l'énergie nécessaire au fonctionnement de l'organisme. Il est donc nécessaire de faire attention à la taille des portions. Trop importantes, elles favorisent le surpoids, tout comme une alimentation trop riche en graisses.

Aussi, une alimentation régulière est essentielle. Ne pas sauter de repas permet d'éviter les variations glycémiques qui favorisent le grignotage, mais aussi de contrôler le poids.


Connaître la composition des aliments est important. Les aliments sont constitués principalement de 3 grandes familles de nutriments (éléments nutritifs apportés par l'alimentation). Il s'agit :

  • des glucides (sucres et féculents) ;
  • des lipides (graisses) ;
  • des protéines (notamment présentes dans la viande, le poisson, les produits laitiers, etc.)

D'autres nutriments sont essentiels pour couvrir les apports journaliers recommandés et sont apportés par une alimentation variée : vitamines, sels minéraux, oligo-éléments.


Encore beaucoup d'autres informations et conseils sur le site Ameli.


Source : ameli.fr

Trop de cholestérol ou de triglycérides dans le sang


Origine multifactorielle associant une prédisposition génétique et des comportements les favorisant, tels que :


Le cholestérol et/ou les triglycérides peuvent être augmentés au cours de certaines maladies telles que :


Source : ameli.fr

L'alimentation, une influence sur la tension artérielle


Une alimentation trop riche en sel favorise l'HTA. Une grande partie de notre consommation en sel provient d'aliments qui n'ont pas forcément un goût très salé (le pain, les aliments en conserve, les produits industriels et surgelés) : on parle de sel « caché ». On peut également limiter sa consommation en réduisant la quantité de sel ajoutée aux aliments ou à l'eau de cuisson.


La consommation importante d'alcool est un facteur de risque cardiovasculaire.


La consommation excessive de réglisse augmente la tension artérielle.


Un surpoids ou une obésité ainsi que des anomalies du cholestérol sanguin sont des facteurs favorisant l'HTA. On parle de surpoids si l'indice de masse corporelle (IMC : poids (kg) / taille (m)²) est supérieur à 25, et d'obésité s'il est supérieur à 30.


Le mode de vie


Une activité physique insuffisante et une sédentarité excessive. Pratiquer une activité physique régulière, quelle que soit sa nature (marche rapide, jardinage, déplacements à vélo, etc.), permet d'améliorer sa tension artérielle.


La consommation de tabac et un mode de vie source de stress sont des facteurs aggravants.


Source : ameli.fr

Il n'existe actuellement aucun traitement médicamenteux approuvé et montrant une efficacité certaine pour la stéatose hépatique métabolique (MALSD) ou la stéato-hépatite métabolique (MASH).


Les mesures hygiéno-diététiques constituent le seul traitement efficace. Elles englobent la perte de poids et la lutte contre la sédentarité, des changements dans l'alimentation et la pratique d'exercice physique.


Cette modification du style de vie est cruciale pour obtenir :

  • une disparition de la stéatose hépatique ;
  • un ralentissement de l'évolution de la stéato-hépatite de façon à ce qu'elle n'évolue pas vers une cirrhose.

En présence d'un syndrome métabolique, la personne doit suivre :

  • un traitement médicamenteux selon les besoins (médicament antidiabétique, hypolipémiant, etc.) ;
  • des mesures hygiéno-diététiques toutes aussi importantes.

C'est le cas pour les patients ayant un diabète de type 2, une hypertension artérielle (HTA), des anomalies lipidiques (hypercholestérolémie, etc.).


Toutes les recommandations sur Ameli.fr


Source : ameli.fr

Alimentation et statut pondéral

  1. Retracer l'évolution du poids au cours de la vie (ancienneté, surpoids dans l'enfance, début de la prise de poids, variation de poids dans la vie, ménopause, etc.)
  2. Point sur les habitudes alimentaires (TCA, nombre de repas, portions, alcool, rassasié ,etc.)
  3. Point sur l'activité physique (pro., loisir, sédentaire)
  4. Point sur la santé (suivi maladie, symptôme inquiétant, arrêt de substance psychoactive, santé mentale)
  5. Recherche d'anomalies métabolique (bilan sanguin)
  6. Recherche de dénutrition

Source : ameli.fr

Alimentation et dénutrition

Quels sont les messages clés concernant le diagnostic de la dénutrition ?

  1. la dénutrition est un problème majeur de santé publique qui concerne plus de 2 millions de personnes en France.
  2. le diagnostic de dénutrition repose sur l'association d'un critère phénotypique et d'un critère étiologique.
  3. le seuil de dénutrition selon l'IMC est plus élevé chez la personne de 70 ans et plus.
  4. l'albuminémie n'est pas un critère diagnostique ; c'est un critère de sévérité de la dénutrition.
  5. une fois le diagnostic de dénutrition établi, la sévérité de la dénutrition est établie selon les seuils d'IMC ou de pourcentage de perte de poids ou d'albuminémie.
  6. un IMC normal ou élevé n'exclut pas la possibilité d'une dénutrition (ex : une personne en surpoids ou obèse peut être dénutrie).
  7. le poids doit être mesuré à chaque consultation et/ou hospitalisation et renseigné dans le dossier médical.

Source : has-sante.fr

Maintenir et susciter le plaisir de manger


Il est important de soigner son cadre de vie, la préparation des aliments et de se faire aider si besoin :

  • Prenez vos repas dans un environnement agréable et si possible sans être seul et prenez le temps de décorer un peu la table (nappe, vaisselle, fleurs).
  • Choisissez des textures d'aliments adaptées à vos capacités de mastication, de déglutition et à votre production de salive : privilégiez les aliments coupés fins et riches en eau si vous avez une diminution de salive. Si vous avez du mal à avaler ou à mastiquer, modifiez la texture de vos aliments qui doit être adaptée à votre situation. Une alimentation finement hachée, mixée ou liquide vous aidera à avoir un apport nutritionnel suffisant en qualité et en quantité.
  • Variez le choix, le goût et les couleurs des préparations.
  • Variez les modes de cuisson et les textures pour éviter la monotonie.
  • Stimulez votre appétit en parfumant vos plats, selon vos goûts, avec des épices ou des herbes aromatiques.
  • Ne supprimez pas le sel de votre alimentation sauf si votre médecin vous l'a prescrit : cet ingrédient relève le goût des aliments.
  • Faites-vous aider pour les courses, si besoin, et gardez un œil sur le contenu de votre réfrigérateur et de vos placards pour vous assurer qu'ils sont toujours bien remplis.
  • Des aides techniques ou humaines pour la prise des repas peuvent être envisagées. Faites-en la demande.

Prendre des repas bien rythmés


Il est nécessaire à domicile ou en structure d'accueil de respecter une amplitude horaire de sorte que les prises alimentaires ne soient ni trop proches ni trop espacées dans le temps.


Pour assurer un apport, en particulier calorique, suffisant, il est nécessaire de répartir les apports nutritionnels tout au long de la journée : 3 repas réguliers par jour et des collations structurées, à distance des repas. Ces prises alimentaires régulières permettent le maintien de la masse musculaire. Il est important de ne pas sauter de repas et de prendre suffisamment de temps pour les repas. La période de jeûne nocturne ne doit pas excéder plus de 12 heures.


Ainsi :

  • Continuez de prendre 3 repas par jour, même s'ils sont plus légers. Si vous n'avez plus suffisamment faim pour terminer votre repas ou si vous digérez mal, fractionnez vos repas en prenant des collations entre les repas.
  • Évitez une période trop longue de jeûne, la nuit soit en reculant l'heure du dîner, soit en avançant l'heure du petit déjeuner, soit en prenant une collation dans la soirée.

Enrichir son alimentation pour grossir


La prise en charge nutritionnelle a pour objectif une augmentation des apports alimentaires en protéines et en énergie chez une personne qui a peu d'appétit.


En cas d'amaigrissement et en particulier chez les sujets âgés à risque de dénutrition, il est important d'avoir une consommation suffisante en quantité et en qualité. Même en l'absence d'appétit ou de soif, il est important de mettre en œuvre tous les moyens pour aboutir à une consommation d'aliments et de boissons en quantité suffisante.


Lorsque la personne dénutrie mange encore un peu, le premier des traitements à envisager est l'enrichissement des repas, complété par des collations.


Privilégiez les protéines pour entretenir vos muscles. Mangez, deux fois par jour des protéines : de la viande, des œufs, du poisson, des légumineuses ou des produits laitiers.


Pour grossir, bannissez les produits allégés et choisissez des aliments riches en énergie.


Enrichissez votre alimentation sans vous restreindre sur les produits gras et sucrés, en l'absence de contre-indication médicale. En pratique cela revient à manger de petites portions d'aliments riches en énergie. Ces aliments, nous les connaissons tous : ce sont ceux qu'il faut limiter pour ne pas grossir ! Il est donc autorisé dans cette situation de grignoter et de consommer des aliments gras et sucrés.


Préférez des préparations riches en énergie ou en protéines comme :

  • quiche, tarte avec une liaison, gratin avec béchamel ;
  • purée de pommes de terre, hachis Parmentier ;
  • pain de viande, de poisson, terrine de poisson ;
  • risotto, gnocchi, polenta au fromage ;
  • potage enrichi ;
  • sauce béchamel ;
  • crèmes anglaise et pâtissière pour accompagner les desserts.

Source : ameli.fr

Alimentation du nourrisson

Cette recommandation concerne l'allaitement dans les six premiers mois d'un enfant sain, né à terme. Elle répond aux questions suivantes :

  1. Quels sont les avantages et les limites de l'allaitement maternel ?
  2. Qui, quand, où informer ? Quels rôles pour les professionnels ?
  3. Quand et où débuter l'allaitement ? Quel est l'impact de l'organisation du système de santé sur le début de l'allaitement ?
  4. Quels sont les facteurs clés de la réussite ou de l'échec de l'allaitement maternel ?
  5. Quels sont les facteurs de réussite ou d'échec de la pérennisation de l'allaitement maternel ?
  6. Quel suivi pour l'allaitement maternel ?
  7. Quelle nutrition faut-il préconiser pour la femme qui allaite ?
  8. Quelle contraception pour la femme qui allaite ?

Source : has-sante.fr

Alimentation chez la personne en situation de précarité

Objectifs du support


Globalement, les supports permettent de sensibiliser et de promouvoir les recommandations nutritionnelles du PNNS auprès des personnes en situation de précarité alimentaire et accueillies dans le réseau des Banques Alimentaires. Ces outils ont pour vocation de faciliter la compréhension et la mise en pratique des recommandations du PNNS afin d'impacter durablement les comportements alimentaires des personnes et de lutter contre les inégalités sociales de santé. Ils sont mobilisés dans le cadre d'un programme d'actions « Bons gestes & bonne assiette ».


Source : reseau-national-nutrition-sante.fr

Environnement alimentaire et santé

Un perturbateur endocrinien est une substance, qui altère la production de certaines hormones et, de ce fait, induit des effets néfastes dans un organisme intact ou chez sa progéniture.


Certaines de ces substances peuvent ainsi entrainer des effets délétères sur la reproduction et nuire à la fertilité ou perturber le développement du fœtus.


De nombreuses substances chimiques synthétiques sont considérées comme perturbateurs endocriniens. Elles sont présentes dans les aliments, le matériel de cuisine et également dans des produits autres (hygiène notamment). Les plus connues sont :

  • le bisphénol A dans certains articles en plastique, revêtements internes des boites de conserve ;
  • les phtalates présents dans le plastique mou ;
  • des pesticides comme la chlordécone ;
  • des composés perfluorés dans certaines casseroles anti-adhésives ;
  • des retardateurs de flamme dans les meubles rembourrés ;
  • du Triclosan dans des déodorants ou des dentifrices ;
  • les parabènes contenus dans certains produits d'hygiène.

Il existe aussi des perturbateurs endocriniens d'origine naturelle comme les phytoestrogènes présents notamment dans le soja ou certaines huiles essentielles.


Ces substances pénètrent dans l'organisme par contact avec la peau ou lorsque la personne mange ou respire. Le niveau de danger de ces substances est très variable.


Les études menées auprès de la population ont montré une augmentation de certaines maladies (cancers, troubles neurodéveloppementaux, hormonaux ou immunitaires …) et une diminution de la fertilité et des anomalies du développement du fœtus.


Au quotidien, diminuez votre exposition aux perturbateurs endocriniens en étant vigilant sur votre alimentation ou l'usage des produits du quotidien (entretien, produits de beauté…) Pensez-y lorsque vous faites vos courses !


Source : ameli.fr

Les aliments ultratransformés sont des produits industriels caractérisés par la présence d'additifs alimentaires, colorants, émulsifiants et conservateurs. Les aliments d'origine subissent de nombreuses transformations chimiques, physiques ou biologiques par des procédés industriels. Le produit final devient alors riche en calories et perd ses nutriments (fibres, vitamines, minéraux et antioxydants).


Parmi les aliments ultratransformés, on trouve :

  • les sodas classiques et light ainsi que les boissons énergisantes ;
  • les cordons bleus, bâtonnets et nuggets à base de volaille, de poisson, ou de viande reconstituée ;
  • les nouilles instantanées, les soupes de légumes déshydratés et la purée en flocon ;
  • les pizzas industrielles et tous les autres repas préparés ;
  • la plupart des pains de mie et brioches industriels, barres de céréales ou énergétiques, céréales soufflées et de nombreux gâteaux et biscuits industriels ;
  • les desserts sucrés à base de fruits additionnés de sucres, d'arômes artificiels et d'agents texturants ;
  • la plupart des légumes assaisonnés avec des sauces prêtes à l'emploi ;
  • les galettes végétales (substituts de viande) contenant des additifs (texturants, exhausteurs de gout…) ;
  • les chewing-gums et bonbons avec colorants ou édulcorants ;
  • les substituts de repas et de plats en poudre ou enrichis ;
  • les aliments (yaourts, boissons, biscuits…) édulcorés.

Ces produits, en plus d'être gras, salés et sucrés, contiennent de nombreux additifs et sont le plus souvent classés sur la liste E du Nutriscore.


Des études sont en cours concernant les effets de la consommation d'aliments ultratransformés sur la santé. Il apparaît que la consommation d'aliments ultratransformés est associée à un risque accru de développer précocement des signes de maladie de Parkinson et une dépression (chez les femmes).


Source ; ameli.fr