Thématique : Santé mentale
Tenir compte des spécificités
Santé mentale chez l’enfant
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Signaux fréquents :
- anxiété persistante,
- plaintes somatiques répétées,
- fatigue chronique,
- baisse scolaire,
- isolement
- tristesse durable,
- agressivité ou comportements perturbateurs,
- absentéisme scolaire.
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Aucun signe isolé n’est suffisant. Il faut prendre en compte :
- l’intensité
- la durée
- la répétition
- le retentissement sur la vie quotidienne
Inspiré de : psycom.org
- Médecin généraliste ou pédiatre : premier filtre.
- Psychologue : évaluation et soutien psychologique.
- Pédopsychiatre : situations complexes, persistantes ou sévères.
- Lieux ressources (CMP, CMPP…) si besoin d’un accompagnement pluridisciplinaire.
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La majorité des enfants vont bien, mais certains traversent des périodes de mal-être.
Observer et s’inquiéter ne veut pas dire pathologiser.
Beaucoup de difficultés de l’enfance évoluent favorablement si on les repère tôt.
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Données clés enfants :
- +50 % des troubles psychiques de l’adulte débutent avant 16 ans (OMS).
- ~30 % des enfants de 6-12 ans en souffrance psychologique (UNICEF, 2014).
- 25 % des patients suivis en psychiatrie publique sont mineurs (France, 2015).
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Santé mentale chez l’adolescent
La plupart des jeunes disent que tout va bien pour eux.
À cet âge, aucun signe psychologique, aucun symptôme, aucun comportement ne peuvent être interprétés définitivement comme normaux ou pathologiques.
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Données clés Ados :
- Plus de la moitié des jeunes présentent des plaintes psychologiques ou somatiques récurrentes (France, 2018–2022).
- Plus de 15 % présentent un risque important de dépression.
- 24 % des lycéens déclarent avoir eu des pensées suicidaires dans les 12 derniers mois.
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Certains signes peuvent alerter, en particulier lorsqu’ils se répètent, s’accumulent et durent dans le temps (notamment au-delà de 6 mois) :
- Difficultés dans la vie quotidienne : impossibilité de se rendre à l’école, en formation ou au travail, isolement, difficultés relationnelles ou sexuelles.
- Troubles du sommeil qui durent.
- Répétition de situations négatives : douleurs physiques fréquentes, maladies ou accidents répétés, succession d’échecs (notamment scolaires).
- Comportements à risque ou auto-agressifs : consommations excessives ou à risque (alcool, drogues, médicaments, jeux vidéo ou d’argent, sexe), scarifications, troubles du comportement alimentaire, prises de risques dangereuses, tentatives de suicide.
- Actes agressifs envers les autres : violences, harcèlement, vols ou autres conduites délinquantes.
- maltraitance physique actuelle ou passée ;
- agressions physiques, sexuelles ou viols, récents ou anciens ;
- harcèlement moral, physique ou sexuel, cyberharcèlement, chantage ;
- mariage forcé, mutilations sexuelles.
Indépendamment de la durée, une aide doit être envisagée en cas de traumatisme vécu :
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Les ressources pour trouver de l’aide pour les jeunes :
- s’adresser à l’infirmerie scolaire, au service de médecine du travail, ou à votre médecin traitant.
- Points accueil-écoute Jeunes (PAEJ)
- Maisons des adolescents (MDA)
- Bureaux d’aide psychologique universitaires (BAPU)
- Espaces santé jeunes
- Lignes d’écoute et services gratuits/confidentiels
- Services universitaires ou consultations psychologiques pour étudiants → Ces structures sont souvent gratuites et adaptées aux besoins des jeunes
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Santé mentale et parentalité
Pendant la grossesse et après la naissance d’un enfant, la santé mentale des futurs et nouveaux parents peut être fragilisée.
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Devenir parent est un événement de vie majeur impliquant des changements physiques, hormonaux, émotionnels, psychiques et sociaux.
- 20 % des femmes et 10% des hommes seraient concernés par une dépression pendant la grossesse ou après la naissance d’un enfant (dépression périnatale).
Le baby-blues concerne 50 à 80 % des femmes après l’accouchement et est un état émotionnel normal et passager.
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Si cet état émotionnel s’intensifie et/ou persiste au-delà de deux semaines, il est important de consulter un professionnel de santé.
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Signes évoqués :
- tristesse persistante, anxiété, irritabilité
- fatigue importante, troubles du sommeil
- sentiment d’être dépassée, culpabilité
- difficultés à accomplir les activités quotidiennes ou à s’occuper du bébé
- retrait social, conflits conjugaux (chez les pères)
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Facteurs de vulnérabilité explicitement listés :
- antécédents personnels ou familiaux de troubles psychiques
- baby-blues sévère
- manque de sommeil prolongé
- événements de vie stressants
- manque de soutien de l’entourage
- violences conjugales ou intrafamiliales
- grossesse non planifiée, complications périnatales
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Des temps d’échanges planifiés avec des professionnels de santé avant et après la naissance existent :
- entretien prénatal précoce à partir du 4ᵉ mois de grossesse ;
- consultations prénatales programmées du 3ᵉ au 9ᵉ mois ;
- suivi postnatal par sage-femme jusqu’au 12ᵉ jour ;
- entretien postnatal précoce entre la 4ᵉ et la 8ᵉ semaine ;
- consultation postnatale obligatoire à 6–8 semaines. D’autres consultations (médecin traitant, PMI, professionnels de la maternité) peuvent également être mobilisés, sans calendrier spécifique précisé.
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Santé mentale chez les hommes
- Les hommes vivent des spécificités de santé mentale différentes de celles des femmes — symptômes difficiles à verbaliser, tendance à reporter ou masquer la souffrance.
- Les stéréotypes culturels (« un homme ne pleure pas », « faut être dur ») retardent la demande d’aide et la consultation médicale.
- Certains signaux précoces ne ressemblent pas à ce qu’on attend habituellement (colère, irritabilité, surinvestissement au travail, addictions…) mais peuvent être des signes d’un trouble psychique.
- Ces attitudes sont courantes et reconnaissables — elles ne signifient pas que la personne est “faible” ou “anormale”.
« Ce que vous vivez n’est pas rare, c’est juste souvent moins reconnu chez les hommes. »
Inspiré de : psycom.org
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Éléments à évaluer
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Contre Argument spécifique :
- “Aller chez un psy, c’est pour les fous”
- Peur d’être perçu comme “faible” ou “inapte”
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Relever les stratégies habituelles :
- Alcool ou drogues comme moyen de faire face.
- Comportements impulsifs ou agressifs face au stress.
- Surinvestissement au travail ou dans le sport pour éviter d’affronter les émotions.
Faire ressortir la cohérence entre les expériences vécues et l’impact psychique (plutôt que valider seulement les symptômes) permet au patient de se situer par rapport à son malaise.
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Stratégies réalistes
- Mieux identifier ses émotions : reconnaître et nommer ce qui est ressenti.
- Apprendre à s’entourer : renforcer réseau social, créer du soutien.
- S’inspirer d’autres hommes : pairs ou personnalités qui parlent de leur rétablissement.
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Signaux d’alerte à repérer
- Réticence systématique à parler de ses émotions.
- Usage d’alcool, drogues ou comportements impulsifs en réponse au stress.
- Isolement social ou reliance émotionnelle faible.
- Report systématique de consultations malgré symptômes persistants.
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Pour trouver de l’aide :
- Groupes de parole pour hommes : (ex : SOS Hommes Battus France, France Dépression, Colosse aux pieds d’argile).
- Professionnels de santé mentale (psy, psychanalystes, thérapeutes).
- Actions collectives ou communautés pour créer du lien et réduire l’isolement.
- Les lignes d'écoute
- le dispositif STOP, où l’on répond aux personnes attirées sexuellement par les enfants.
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Santé mentale chez les femmes
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Les femmes, du fait du genre, rencontrent des facteurs de vulnérabilité différents — violences sexistes et sexuelles, pressions physiques et sociales, charge mentale et prise en charge des proches — qui pèsent sur la santé mentale.
- Il existe des événements biologiques particuliers qui peuvent perturber la santé mentale (règles, post-partum, périménopause, ménopause, SDPM…).
- La pression sur l’apparence physique, l’âge, la responsabilité contraceptive, le partage inégal des tâches domestiques augmentent le stress quotidien.
- Le sexisme ordinaire, le harcèlement et les inégalités salariales ou de carrière ont un impact psychologique réel.
« Il est fréquent que différents aspects de la vie quotidienne — violence, charge mentale, inégalités — influencent votre santé mentale. »
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À explorer
- Éventuels traumatismes liés aux violences sexistes ou sexuelles.
- Maintenance de la charge mentale et gestion de la vie quotidienne.
- Impact des événements biologiques (cycle menstruel, grossesse et post-partum, ménopause).
Inspiré de : psycom.org
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Éléments à évaluer
- Croyances et pressions sociales : attentes sur l’apparence, injonctions de performance (parentale, professionnelle).
- Responsabilité permanente : rôle d’aidante, charge des tâches familiales et domestiques associée à un épuisement psychique.
- Inégalités de revenus et précarité : situation financière impactant le bien-être.
- Ressources existantes : réseaux de mentors, sororité, activités physiques ou sociales.
- Impact des événements biologiques (cycle menstruel, grossesse et post-partum, ménopause).
Faire le lien entre la vie vécue et les symptômes psychiques, ce qui favorise la prise de conscience d’un besoin d’aide
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- Suivi régulier du cycle menstruel pour anticiper les variations d’humeur.
- Rapprochement avec réseaux de femmes (mentorats, sororité) pour renforcer le soutien social.
- Encouragement à s’engager dans une activité physique régulière même légère.
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- Violences sexistes ou sexuelles répétées.
- Symptômes variables liés au cycle menstruel ou aux transitions hormonales.
- Charge mentale excessive et isolement social.
- Précarité financière associée à la santé mentale.
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- Maisons des femmes en France : Structures offrant une prise en charge globale (juridique, sociale, psychique et physique) pour les femmes victimes de violences sexistes, sexuelles ou intrafamiliales.
- Groupes de parole organisés par l’association En parler (violences sexuelles)
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Réseau des Psys situés (“situés” signifiant qu’ils s’attachent à ne pas reproduire les oppressions systémiques du type racisme, patriarcat, validisme, classisme, âgisme, transphobie)
Regroupe des psychiatres, psychologues, psychothérapeutes et psychanalystes qui se déclarent attentifs à ne pas reproduire des oppressions systémiques (patriarcat, sexisme…) et avec une approche féministe/intersectionnelle. -
Collectif Psy NoirEs (Permanence d’écoute solidaire)
- 08 05 38 59 97
- Pour les personnes les plus isolées et éloignées du soin psy.
- Entretien téléphonique confidentiel sans rendez-vous, anonyme et gratuit.
- Réseau Gyn&Co ( Liste de soignant·e·s pratiquant des actes gynécologiques dans une approche féministe)
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Santé mentale chez la personne âgée
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À savoir / chiffres clés :
- La solitude et l’isolement social sont signalés comme importants facteurs de risque de développer des problèmes de santé mentale à un âge avancé.
- 1 personne âgée sur 6 est victime d’actes de maltraitance, souvent de la part d’aidants.
- Environ 14% des personnes de 60 ans et plus vivent avec un trouble psychique.
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Facteurs déstabilisants fréquemment rencontrés :
- Perte d’autonomie, fragilités physiques, douleurs chroniques
- Deuils (amis, proches) et sentiment d’isolement social
- Anxiété liée à la mort ou aux limites physiques
- Difficultés à transmettre son expérience ou à trouver sa place dans une société qui change
- Conditions de vie moins stimulantes (logement, absence d’activités, mobilité réduite)
Inspiré de : psycom.org
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À explorer avec la personne
- Retentissement psychique du vieillissement : tristesse persistante, anxiété, sentiment d’inutilité, repli sur soi, perte d’intérêt.
- Changements récents : deuil, entrée dans la dépendance, perte de rôles sociaux, diminution des activités.
- Isolement social, rupture des liens familiaux ou amicaux.
- Confusion entre vieillissement « normal » et souffrance psychique évitable.
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Messages essentiels :
- Les troubles psychiques ne font pas partie du vieillissement normal.
- La souffrance psychique chez la personne âgée est fréquente, repérable et traitable.
- Parler de ses difficultés est une démarche de soin, pas un signe de faiblesse.
Inspiré de : psycom.org
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Points de vigilance :
- Ne pas banaliser une tristesse durable, un repli, une perte d’intérêt ou une désorientation.
- Rester attentif aux ruptures de liens, à l’isolement et aux situations de vulnérabilité.
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Facteurs porteurs identifiés dans la brochure :
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Le vieillissement peut être une période de réaménagement positif
→ Moins de contraintes professionnelles, possibilité de redéfinir ses priorités, ses rythmes et ses centres d’intérêt. -
Le maintien d’une vie relationnelle est un facteur central de protection
→ Les liens sociaux (famille, amis, voisinage, associations) participent directement au sentiment d’existence et à la prévention de l’isolement. -
L’engagement dans des activités donne sens et continuité
→ Activités culturelles, sociales, associatives ou intergénérationnelles soutiennent l’estime de soi et la santé mentale. -
La santé mentale est étroitement liée à la santé physique
→ Douleurs, maladies chroniques, troubles sensoriels ou de mobilité ont un retentissement psychique, et inversement. -
Être reconnu comme sujet à part entière
→ Pouvoir exprimer ses choix, ses besoins et ses inquiétudes renforce le sentiment d’autonomie et de dignité.
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Repères pratiques à renforcer au stade du maintien
- Encourager le maintien ou la reprise d’activités adaptées aux capacités de la personne.
- Favoriser le maintien des liens sociaux pour prévenir l’isolement.
- Être attentif à l’apparition ou à l’aggravation de :
- tristesse persistante,
- anxiété,
- troubles du sommeil,
- plaintes cognitives.
- Rappeler que demander de l’aide n’est pas un échec, mais une ressource.
Inspiré de : psycom.org
Des lignes d’écoute et des lieux d’information (CLIC), sont là pour renforcer l’autonomie et le bien être des personnes âgées de plus de 60 ans, ainsi que leur entourage
Attention à ne pas négliger un trouble cognitif neurodégénératif, un trouble du sommeil, ainsi qu’un trouble anxieux ou dépressif.
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Contacts pour une écoute, un soutien et pour se prémunir contre l’isolement :
- Solit’écoute - Les Petits Frères des Pauvres - 08 00 47 47 88 - Ligne d’écoute gratuite, anonyme et confidentielle pour personnes de plus de 50 ans en situation d’isolement ou de mal-être, tous les jours 15h – 20h.
- SOS Amitié — 09 72 39 40 50 – Écoute anonyme et bienveillante 24 h/24, 7 j/7.
- Croix-Rouge Écoute - 0 800 858 858 – Soutien psychologique et social (bénévoles)
- « Avec nos proches » - 01 84 72 94 72 – Ligne d’entraide, d’écoute et d’information pour les aidants (tous âges) entre 8h et 22h
- Maltraitance des personnes âgées : 39 77 – Numéro national contre la maltraitance des personnes âgées & handicapées. Gratuit, avec écoute, soutien, information et orientation. un appel gratuit
Inspiré de : psycom.org
Santé mentale chez les personnes LGBT+
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Contexte historique :
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Les personnes LGBT+ (lesbiennes, gays, bi, trans et autres minorités de genre ou d’orientation) ont longtemps été pathologisées à tort par la psychiatrie.
- → L’homosexualité a été retirée des classifications des maladies mentales en 1990.
- → La transidentité a été dépathologisée en France en 2009 (OMS : 2019).
- Les difficultés psychiques rencontrées par les personnes LGBT+ ne sont pas liées à leur orientation ou identité, mais à des facteurs sociaux : violences, discriminations, rejet, invisibilisation.
- Les troubles psychiques ne sont ni inévitables ni intrinsèques au fait d’être LGBT+.
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Facteurs de vulnérabilité à évoquer sans ciblage direct :
- Violences et rejet dans la famille.
- Discriminations dans l’espace public, à l’école ou au travail.
- Pression à cacher son orientation ou son identité (charge mentale, stress, isolement).
- Cumul de discriminations (genre, origine, handicap, âge, etc.).
→ Objectif professionnel :
Créer un cadre sécurisant, déculpabiliser, légitimer la souffrance sans l’assigner à l’identité LGBT+.
Inspiré de : psycom.org
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Signes d’alerte à repérer
- Changements d’humeur persistants ou marqués.
- Isolement social, retrait relationnel.
- Crises d’angoisse, pensées suicidaires.
- Addictions ou comportements auto-destructeurs.
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Points à explorer avec la personne
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Retentissement des expériences de rejet, de discrimination ou de violences sur :
- l’anxiété, le stress, l’humeur,
- l’estime de soi,
- les conduites à risque ou addictives.
- Expérience du coming-out (ou de son impossibilité).
- Sentiment de sécurité dans la famille, à l’école, au travail, dans les soins.
Inspiré de : psycom.org
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Stratégies spécifiques de maintien (LGBT+)
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S’appuyer sur des environnements sécurisants
→ Lieux, groupes ou relations où l’orientation sexuelle ou l’identité de genre ne sont pas remises en cause. -
Rompre l’isolement par l’appartenance communautaire
→ Les liens avec des pairs LGBT+ sont présentés comme protecteurs face au stress, à la discrimination et au mal-être. -
Être accompagné par des professionnels sensibilisés
→ Un suivi “LGBT+ friendly” limite les ruptures de soin liées à la stigmatisation ou aux expériences négatives antérieures. -
Réduire la charge mentale liée au “cacher / se protéger”
→ Pouvoir être soi-même dans certains espaces diminue le stress chronique et favorise la stabilité psychique.
Inspiré de : psycom.org
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Pour trouver de l’aide :
- Ligne d’écoute en cas de détresse ou de pensées suicidaires: 3114
- Se rapprocher de communautés LGBT+ ou de groupes de soutien et d’amitié pour briser l’isolement.
- Rejoindre des groupes de parole ou des activités sociales où l’on se sent en sécurité.
- Trouver des lieux “LGBT+ friendly”, que ce soit dans le travail ou dans la vie privée
- Trouver des services professionnels (réseaux de thérapeutes sensibilisés, centres spécialisés) qui offrent un accompagnement inclusif
Inspiré de : psycom.org