Thématique : Santé mentale
Traitements et recommandations
La santé mentale fait partie de notre santé globale au même titre que la santé physique. Elle ne se limite pas à l’absence de trouble psychique. La santé mentale, c’est aussi l’état mental dans lequel on se trouve à un moment donné. On peut se sentir plus ou moins bien au cours d’une même journée, ou à différentes périodes de sa vie selon les situations que nous vivons.
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Pour comprendre la santé mentale, on prend en compte deux dimensions :
- Du bien-être au mal-être : d’un côté, on se sent bien, en accord avec soi, les autres, son environnement. À l’opposé, on ressent de la souffrance psychologique. On éprouve une mauvaise estime de soi. On a des relations difficiles avec les autres. On n’apprécie plus sa vie. Entre l’extrême bien-être et l’extrême mal-être, on peut passer par toutes les nuances possibles.
- De l’absence à la présence de trouble psychique : l’existence d’un trouble psychique se traduit par des symptômes qui peuvent beaucoup perturber notre vie quotidienne. Parmi les plus fréquents, on trouve les troubles anxieux, les troubles dépressifs, les troubles des conduites alimentaires , les troubles bipolaires… Un trouble psychique doit faire l’objet d’un diagnostic suivi d’une orientation vers des soins adaptés (suivi psychothérapeutique, et si nécessaire, médicaments ou parfois même hospitalisation…).
Le bien-être ne dépend pas que de l’absence ou de la présence de troubles psychiques. Il dépend aussi de la satisfaction de nombreux autres besoins (autonomie, relations sociales, alimentation, sommeil…).
Une personne peut ressentir un mal-être sans pour autant souffrir d’un trouble psychique. À l’inverse, une personne peut ressentir un état de bien-être tout en vivant avec un trouble psychique stabilisé.
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Les signes auxquels faire attention :
- Changement des habitudes alimentaires
- Problèmes de sommeil
- Problèmes d’humeur répétés
- Stress et anxiété persistants
- Baisse de l’estime de soi
- Difficultés à se concentrer
- Démotivation
- Perte d’énergie
- Difficultés à réaliser les tâches quotidiennes
- Isolement
- Douleurs corporelles inexpliquées
- Idées noires
- Agressivité envers soi-même
- Consommation inhabituelle de substances
- Prises de risque
- Perturbations dans les relations avec les autres
- Perceptions inhabituelles (voir ou entendre des choses que les autres ne perçoivent pas)
Source : santementale-info-service.fr
6. Pratiquer un loisir
Pratiquer une activité qui nous plaît, sans pression ni obligation, peut avoir des effets très positifs sur notre santé mentale. Exemples de loisirs :
- activités créatives : la peinture, la musique, la photo…
- activités manuelles : le bricolage, le jardinage, le tricot…
- activités physiques ou sportives : la marche, le vélo, la natation…
- activités en lien avec la nature : se balader en forêt ou au bord de l’eau, observer et reconnaître les plantes, les oiseaux, les étoiles, s’occuper d’un animal…
- activités de détente : la lecture, les mots croisés, les puzzles…
→ L’essentiel n’est pas d’être bon ou performant, c’est surtout de se sentir bien quand on pratique ces activités. Un loisir, c’est avant tout un moyen de prendre du temps pour soi, d’apprendre, de progresser, de réaliser de nouveaux projets et de rencontrer de nouvelles personnes.
8. Être là les uns pour les autres
Aider quelqu’un à porter ses courses, écouter un ami qui ne va pas bien, faire du bénévolat, ou simplement tenir la porte à quelqu’un... Ces gestes d’aide ont un point commun : ils font du bien, à celui qui les reçoit mais aussi à celui qui les fait !
- Même les plus petits gestes d’aide renforcent nos liens avec les autres.
- Être solidaire renforce le sentiment d’appartenance et de soutien: c’est bon pour notre santé mentale.
- Tout le monde peut trouver une façon d’aider les autres.
Sources : sante.gouv.fr et santementale-info-service.fr
Les médicaments utilisés pour traiter les troubles psychiques sont appelés médicaments psychotropes. Ils agissent sur le système nerveux central, en modifiant certains processus biochimiques et physiologiques du cerveau.
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Ils sont habituellement classés en cinq grands groupes :
- anxiolytiques (tranquillisants)
- hypnotiques (somnifères)
- antidépresseurs
- stabilisants de l’humeur (dits aussi régulateurs de l’humeur, thymorégulateurs, ou parfois normothymiques)
- neuroleptiques (dits aussi antipsychotiques)
Des médicaments dits correcteurs sont parfois utilisés avec certains psychotropes, dans le but d’atténuer certains effets indésirables.
Voir brochure « Les médicaments psychotropes »
Source : psycom.org
Femme enceinte (ou susceptible de le devenir), femme allaitant son enfant : il est prudent de vérifier avec un professionnel de santé l’absence d’éventuels effets nocifs des médicaments psychotropes pour la grossesse ou l’enfant. D’autres options peuvent être envisagées.
On peut trouver des informations utiles sur le site du Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT)
Personnes âgées : les posologies des médicaments sont souvent à adapter à l’état cardiovasculaire, cognitif, rénal et hépatique. Les personnes âgées sont particulièrement sensibles aux effets indésirables des médicaments, ce qui justifie souvent des posologies plus faibles que celles utilisées habituellement.
On peut trouver des informations utiles sur le site de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)
En période de fortes chaleurs, certains traitements psychotropes peuvent interférer avec la thermorégulation, ce qui peut augmenter le risque de coup de chaleur.
D’autres traitements, comme le lithium, sont surtout sensibles à la déshydratation, avec un risque de modification de leur efficacité et de leur tolérance.
Il est donc recommandé d’interroger les patients afin d’évaluer la nécessité de poursuivre, d’adapter ou de renforcer la surveillance des traitements pendant les périodes de fortes chaleurs.
Source : psycom.org
Priorité 1 — Sécurité (Recommandation HAS)
- Repérer un risque suicidaire manifeste (idées de mort, propos suicidaires, auto-agressivité)
→ Si présent : orientation médicale urgente (urgences / médecin)
Priorité 2 — Relais médical de premier niveau (Recommandation HAS)
- Informer le patient que le score suggère une souffrance psychologique, sans poser de diagnostic
- Encourager un contact avec le médecin traitant (ou un autre médecin référent si absent)
- Faciliter le relais si possible (courrier, transmission, recommandation explicite)
Priorité 3 — Orientation spécialisée si nécessaire
- Orientation vers un psychiatre ou un psychologue (si symptômes persistants, sévères, complexes, ou en cas d’échec des premières prises en charge)
Priorité transversale — Continuité
- Ne pas laisser le patient sans suite (trace, suivi prévu, message clair sur la prochaine étape)
Inspiré de : psycom.org
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Les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) et de l’Agence nationale du médicament (ANSM) prennent en compte la sévérité de l’épisode dépressif :
- Épisode dépressif léger : il est recommandé de recourir à la psychothérapie. Il n’est pas recommandé de traiter par antidépresseur un épisode dépressif léger.
- Épisode dépressif moyen : un antidépresseur peut être prescrit avant de débuter une psychothérapie, ou en complément.
- Épisode dépressif sévère : un antidépresseur, associé ou non à une psychothérapie et parfois à d’autres médicaments psychotropes (tranquillisant, somnifère, etc.). Une hospitalisation est parfois nécessaire
Brochure « trouble dépressif »
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En complément des soins, certaines actions peuvent aider :
- activité physique adaptée,
- régularité du sommeil et de l’alimentation,
- réduction de la consommation d’alcool et de substances,
- relaxation, méditation,
- soutien par les pairs (groupes d’entraide, associations).
Apprendre à repérer les signes d’alerte de rechute est essentiel.
Inspiré de : psycom.org