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Thématique : Tabac

Tenir compte des spécificités

Tabac et parentalité

Les données montrent que 80 % des femmes sevrées en cours de grossesse rechutent au cours de l’année suivant l’accouchement et que 30 % rechutent juste après l’accouchement.

Il est recommandé d’anticiper la sortie de la maternité en construisant un projet de prise en charge spécifique d’arrêt de la consommation du tabac, de façon à prévenir les rechutes. Il est recommandé de fournir des documents d’information aux femmes sevrées sur les aides à la prévention de la rechute.


Source : Document HAS

  • Les produits du vapotage ne doivent pas être utilisés durant la grossesse
  • Dans une démarche de sevrage tabagique (arrêt total du tabac), les traitements médicamenteux de première intention sont les traitements de substitution nicotinique, qui ont fait la preuve de leur efficacité et de leur innocuité chez tous les publics à partir de 15 ans, y compris chez les femmes enceintes ;

Source : Sante.gouv.fr

Le tabagisme maternel n’est pas une contre-indication à l’allaitement maternel.
Le tabagisme passif augmente le risque des maladies respiratoires infantiles mais cette conséquence est réduite par l’allaitement maternel, d’autant plus qu’il est de longue durée (supérieur à 4 mois).
La priorité des professionnels de santé doit être de proposer une aide au sevrage tabagique.


Source : Document HAS

Tabac et maladies chroniques

Une étude a conclu que l’arrêt du tabagisme après une maladie cardiaque grave pouvait diminuer le risque de décès d’un tiers.

Ces patients présentent un risque majoré de complications liées au tabac :

  • Diabète
    • les personnes qui fument des cigarettes sont de 30 à 40 % plus susceptibles de développer un diabète de type 2 que les personnes qui ne fument pas.
  • Contraception hormonale.
  • Dyslipidémie.
  • HTA
    • Le tabagisme peut ainsi contribuer au développement de sténoses artérielles rénales athéromateuses, causes aggravantes d’HTA.
    • Le tabagisme accélère aussi le vieillissement artériel, impliqué dans l’hypertension artérielle chronique.
    • Enfin, la nicotine peut modifier de façon transitoire la régulation de la pression artérielle en favorisant la libération d’hormones épinéphrine, noradrénaline et vasopressine.
  • Hérédité cardio-vasculaire.

Les substituts nicotiniques sont recommandés chez les patients coronariens fumeurs. Ils sont bien tolérés chez ces patients et ne provoquent pas d’aggravation de la maladie coronarienne ou de troubles du rythme.


Source : Document HAS

Ces patients nécessitent un conseil et une prise en charge renforcés dès le diagnostic de BPCO.

La consommation de tabac est l’un des facteurs de risque des apnées obstructives du sommeil et d’aggravation de l’asthme. Le sevrage tabagique fait partie des mesures thérapeutiques de ces pathologies respiratoires.


Source : Document HAS

L’arrêt de la consommation de tabac entraîne une diminution du risque de second cancer, améliore l’efficacité des traitements du cancer et plus globalement la survie des patients, ce qui justifie une systématisation de la prise en charge tabagique dès le diagnostic de cancer.


Source : Document HAS

Le tabagisme augmente les risques de diabète de type 2.

Nous savons maintenant que le tabagisme est l’une des causes du diabète de type 2.

En fait, les personnes qui fument des cigarettes sont de 30 à 40 % plus susceptibles de développer un diabète de type 2 que les personnes qui ne fument pas.

Peu importe le type de diabète dont vous souffrez, le tabagisme rend votre diabète plus difficile à gérer. Si vous êtes diabétique et que vous fumez, vous êtes plus susceptible d’avoir de graves problèmes de santé liés au diabète.


Source : Document HAS

Les fumeurs ayant des antécédents dépressifs sont les plus exposés à la décompensation d’un trouble de l’humeur à l’arrêt du tabac

  • En cas d’apparition ou d’aggravation de troubles dépressifs, il est recommandé de mettre en place une prise en charge spécifique de la dépression.
  • En cas d’antécédents dépressifs, il est recommandé, lors du sevrage tabagique, d’être vigilant quant au risque de rechute de la dépression.

Il est recommandé d’être attentif aux co-addictions, aux variations de l’humeur et à l’adaptation du traitement psychotrope.

En cas de trouble psychiatrique sévère, les doses de TNS nécessaires sont fréquemment plus élevées qu’en population générale


Source : Document HAS

La consommation de tabac aggrave le risque cardio-vasculaire des patients séropositifs traités par antiprotéases. Des mesures préventives sont nécessaires dès la mise en route du traitement antirétroviral.

  • Chez un patient séropositif pour le VIH fumeur, il est recommandé de pratiquer des bilans métaboliques et cardio-vasculaires réguliers, d’évaluer systématiquement la consommation de tabac et d’impliquer tous les intervenants dans l’aide à l’arrêt.
  • Le volet nutritionnel et diététique doit être pris en compte, la prise en charge du sevrage tabagique pouvant devenir l’occasion de rétablir une bonne hygiène alimentaire, en limitant les apports trop importants en graisses mono-insaturées, en raison du risque d’hypercholestérolémie favorisé par les antiprotéases.

Source : Document HAS

Tabac et co-addiction

L’existence d’une codépendance, notamment à l’alcool, est associée à un taux de succès du sevrage tabagique plus faible.


  • La prise en charge doit s'intéresser à la consommation des autres substances en veillant au risque de déplacement ou de remplacement de la consommation (ex. : augmentation de la consommation d’alcool ou de cannabis à l’arrêt du tabac).
  • Il est recommandé de privilégier chaque fois que cela est possible le sevrage conjoint, simultané ou successif rapproché, des différentes substances psychoactives consommées.
  • Il est recommandé de ne jamais refuser a priori la prise en charge de l’usage problématique d’une seule substance psychoactive si, malgré les efforts d’information, la personne le demande.
  • En cas de besoin, le patient pourra être dirigé vers un spécialiste des addictions, un professionnel d'un réseau ou d'une équipe spécialisée.

Source : Document HAS

Tabac et contraception hormonale

L’association entre les méthodes de contraception estroprogestative (contraception orale combinée, patch, anneau intravaginal) et le tabac ne sont pas recommandées.

  • Moins de 35 ans : utilisables mais nécessitent un suivi médical plus attentif.
  • 35 ans ou plus :
    • Si vous fumez moins de 15 cigarettes par jour : ne sont pas recommandées, à moins qu'aucune autre méthode appropriée de contraception ne soit disponible ou acceptable. Le suivi médical est rigoureux.
    • Si vous fumez 15 cigarettes ou plus par jour : ne doivent pas être utilisées car elles vous exposent à des problèmes de santé inacceptables (risque de constitution d'un caillot dans le sang).

Source : Ameli

Tabac et autres spécificités

  • La consultation pour certificat de non-contre-indication à la pratique sportive est l’occasion de dépister une éventuelle consommation de tabac et de rappeler les risques.
  • Les TNS peuvent être utilisés dès l’âge de 15 ans. La varénicline et le bupropion sont contre-indiqués chez les personnes de moins de 18 ans.
  • Il est recommandé que les médecins fournissent un soutien psychologique aux adolescents fumeurs ou les orientent au besoin pour obtenir un accompagnement plus structuré, afin de maximiser leur taux de succès d’arrêt.

Source : Document HAS

  • Avoir une pratique sportive n’atténue pas les risques liés au tabac, en particulier les risques cardio-vasculaires.
  • Il ne faut pas fumer avant (2h) et après (2h) une activité sportive.
  • L'arrêt du tabac et la pratique sportive en simultané permet d'améliorer rapidement sa santé (amélioration du souffle, du sommeil...) mais aussi d'éviter une prise de poids parfois redoutée par les fumeurs lors de la période de sevrage.
  • Il est recommandé de renseigner la profession du patient (actuelle et passée en cas de changement d’activité ou de retraite) lors de la première consultation, afin de repérer les expositions professionnelles éventuelles.
  • Ces patients nécessitent un conseil et une prise en charge renforcés. Il est recommandé d’explorer les connaissances du patient sur cette majoration du risque.

Source : Document HAS

Pour les patients, notamment ceux ayant un cancer, les périodes d’hospitalisation constituent des opportunités d’arrêt de la consommation du tabac.

Le dépistage de la consommation de tabac doit être systématique et il est recommandé de conseiller d’arrêter de fumer à tout patient fumeur devant subir une intervention chirurgicale, et de lui proposer une aide à l’arrêt du tabac par son médecin généraliste ou un autre professionnel formé au sevrage tabagique.


Source : Document HAS